Changer de cap peut être la meilleure décision pour dynamiser sa carrière. Quitter cdi pour cdd attire ceux qui veulent accélérer leur progression, tester un secteur, négocier un meilleur salaire ou gagner en flexibilité. Ce guide détaille les étapes, droits et pièges à éviter pour réussir la transition. Vous y trouverez des conseils concrets et des exemples vécus pour avancer sereinement.
💡 À retenir
- On quitte un CDI pour un CDD pour gagner en expérience, flexibilité ou salaire. C’est possible sans perdre certains droits si le motif est légitime et les formalités sont respectées.
- Environ 20% des salariés en France envisagent de quitter leur CDI pour un CDD selon une étude récente.
- Les salariés ont droit à des indemnités sous certaines conditions lors d’une démission.
- Il existe des motifs légitimes pour quitter un CDI sans perdre ses droits.
Les raisons de quitter un CDI pour un CDD
Il y a de bonnes raisons de quitter cdi pour cdd. Un CDD peut offrir un projet stimulant, une mission à forte valeur ajoutée ou un tremplin vers un poste plus élevé. De nombreux secteurs utilisent le CDD comme porte d’entrée, notamment le digital, l’événementiel, la culture et la santé.
Autre motivation fréquente, l’augmentation de salaire ou la possibilité de négocier un package plus avantageux sur une période donnée. Selon une étude récente, 20% des salariés envisagent ce choix. Certains y voient aussi un moyen d’accélérer une reconversion en acquérant des compétences ciblées.
Différences entre CDI et CDD
Le CDI n’a pas de terme et sécurise la relation de travail. Le CDD est limité dans le temps et doit répondre à un motif précis. À l’issue du CDD, le salarié perçoit généralement une indemnité de fin de contrat d’environ 10% des rémunérations brutes, sauf exceptions.
Sur le plan quotidien, le CDD peut proposer des missions plus cadrées et des objectifs clairs. Il expose en revanche à des périodes d’intercontrat. C’est un point crucial à anticiper avant de quitter cdi pour cdd.
Les étapes à suivre pour démissionner
Avant toute démarche, clarifiez votre projet. Vérifiez le calendrier entre la fin de votre préavis et le début du CDD, afin d’éviter un chevauchement ou une période non rémunérée non souhaitée. Relisez votre contrat et votre convention collective pour connaître la durée du préavis et d’éventuelles clauses particulières.
Anticipez aussi le dialogue avec votre employeur. Dans bien des cas, il est possible de demander une dispense partielle de préavis si l’embauche en CDD est urgente. Si ce n’est pas possible, ajustez la date de démarrage avec le futur employeur.
Processus de démission
- Rédigez une lettre de démission claire, datée et signée, indiquant la volonté explicite de quitter le poste.
- Respectez le préavis prévu par votre convention ou négociez une dispense écrite.
- Planifiez la passation et organisez la remise du matériel, accès informatiques et documents.
- Demandez vos documents de fin de contrat: certificat de travail, reçu pour solde de tout compte, attestation employeur pour Pôle emploi.
- Bloquez vos dates avec le futur employeur pour démarrer votre CDD sans stress.
Astuce pratique: alignez la fin effective du préavis avec la veille du démarrage du CDD. C’est la meilleure manière de quitter cdi pour cdd sans rupture financière.
Les droits à connaître en quittant un CDI

En cas de démission, vous ne percevez pas d’indemnité de licenciement. Vous conservez toutefois des droits: paiement des congés payés non pris via l’indemnité compensatrice de congés payés, primes et variables acquis, heures supplémentaires dues. Pensez à vérifier les primes semestrielles ou annuelles proratisées.
Côté chômage, la démission n’ouvre en principe pas droit à l’ARE. Deux voies peuvent toutefois sécuriser votre parcours. Première voie: si vous travaillez au moins 65 jours ou 455 heures après votre démission, votre situation peut être réexaminée à la fin du CDD. Deuxième voie: solliciter une rupture conventionnelle plutôt qu’une démission, afin de préserver l’ouverture des droits et de mieux calibrer la transition.
Conséquences sur les droits
Le CDD donne en fin de contrat droit à l’indemnité de fin de contrat dans de nombreux cas, et à l’indemnité de congés payés. La portabilité de la mutuelle et de la prévoyance peut s’appliquer selon votre situation précédente. Votre Compte personnel de formation reste acquis et mobilisable.
À la rupture du CDI, l’employeur doit vous remettre l’attestation Pôle emploi, le certificat de travail et le reçu pour solde de tout compte. Sans ces pièces, vos démarches administratives peuvent être retardées. Gardez tout en copie.
Motifs légitimes pour démissionner
Certains cas de démission sont reconnus comme légitimes et permettent de ne pas perdre ses droits à l’assurance chômage. Cela peut inclure le suivi de conjoint déménageant pour un nouvel emploi, le non-paiement des salaires, des actes délictueux au travail, ou la reprise d’un emploi en CDI rapidement après un licenciement économique. Si vous souhaitez quitter cdi pour cdd, évaluez si votre situation entre dans une catégorie reconnue.
Si vous avez un projet professionnel solide, la démission pour reconversion peut être envisagée via un dispositif dédié. Un accompagnement peut valider le sérieux du projet et sécuriser vos droits. Renseignez-vous avant de poser votre démission.
Les erreurs à éviter
La plus fréquente consiste à démissionner trop vite sans vérifier la durée exacte du préavis, ni les clauses contractuelles. Une clause de non-concurrence ou de mobilité peut vous compliquer la prise de poste en CDD si vous ne l’anticipiez pas.
Évitez aussi de compter sur l’ARE immédiatement après la démission. Si quitter cdi pour cdd est votre plan, cadrez la durée du CDD pour qu’elle permette, le cas échéant, la réouverture des droits après la mission. Vérifiez enfin vos primes et congés restants pour éviter des pertes financières.